Le iaïdo est une discipline complémentaire importante pour les aikidokas. Ceux-ci sont appelés à utiliser au coeur même de leur discipline le bokken et le jo (armes entrainement en bois) ; et ce maniement est bien plus complexe que l’on imagine.

Pour avoir des bases sérieuses pour ceux qui désirent s’engager dans ces voies martiales, avant de rejoindre des maîtres plus expérimentés que je ne le suis. Je propose au sein du club d’aborder la pratique des deux écoles de iaïdo les plus importantes:

Le Seitei iai, sorte de tronc commun à toutes les écoles de iaido et l’école ancienne Muso shinden Ryu. Et comme le maniement du sabre induit de connaître la coupe on abordera la pratique du battodo, école Tenshi Ryu directement en prolongement de notre école ancienne. et le jodo. Mais ces disciplines demandant une bonne maitrise du sabre un niveau minimal sera requis pour les aborder.

De nombreuses écoles de sabre

(* D’après le livre de Malcolm T. Shewan, « Iai, l’art du sabre japonais », © éd. F.E.I. Cannes 1983)

Du 10e siècle (époque de Amakuni) au 11e siècle (1876: Haitorei), on vit naître plus de 2 000 écoles de combat au sabre (Kenjutsu) originales dans leurs principes et leurs théories et plus de 400 écoles différentes enseignant l’art de dégainer le sabre en coupant (Iaïjustsu). A première vue, ces chiffres peuvent paraître exagérés, mais il faut se souvenir que de nombreuses écoles n’avaient qu’une durée limitée et que beaucoup d’autres n’étaient que les ramifications d’une branche maîtresse. A cette époque, toute méthode qui ne s’avérait pas efficace au combat était rapidement abandonnée. Il existait ainsi plusieurs traditions d’enseignement du sabre:

  • LA TRADITION SHINTO RYU
    Le fondateur de la tradition Shinto Ryu fut Iizasa Choisai Ienao (1387-1488). Son école fut appelée Tenshi Shoden Katori Shinto Ryu.
  • LA TRADITION CHUJO RYU
    Le fondateur de la tradition Chujo Ryu fut Chujo Nagahide. On ignore les dates exactes de sa naissance et de sa mort. On s’accorde cependant à penser que son école fut fondée entre 1390 et 1430.
  • LA TRADITION KAGE RYU
    Le fondateur de la tradition Kage Ryu fut Aizu Hyuga no Kami Iko (1452-1538).

Chacune de ces écoles donna naissance à différents styles. En dehors de ces traditions, d’autres écoles avaient leur propre caractère:

  • L’une des plus importantes fut le Niten-lchi Ryu de Miyamoto Mushashi (1584-1645). Son livre « Gorin no Sho » (le Traité des cinq roues) est d’une lecture fort instructive pour les pratiquants d’un art martial, bien qu’on soit aujourd’hui moins sûr que M. Musashi soit le véritable auteur de l’oeuvre.
  • Autre école, influencées par l’école Katori Shinto, fut le Jigen Ryu, fondée par Togo Shigekura (1561-1643); son école connut un regain de popularité à la fin de l’époque Tokugawa, lors de la rébellion Satsuma. Sous la direction de Saigo Takamori, en 1877, 40 000 Samouraïs rebelles, armés de sabres, firent face à 65 000 soldats gouvernementaux, armes de fusils. Saigo mourut au combat mais les pertes furent égales de part et d’autre (6 000 morts et 10 000 blessés).
  • Une école d’un certain intérêt, puisqu’elle est le principal sujet d’étude des membres de la F.E.I., celle de Hayashizaki Jinsuke Shigenobu, datant du début de la période Edo. Cette école connut rapidement un vif succès, exerça une grande influence sur les samouraïs et fut prépondérante pour la fondation de nombreuses autres écoles de Iaï au Japon. Ce que l’on appelle aujourd’hui Muso Shinden Ryu

Une idée nouvelle

En 1952, c’est l’année de la création de la Zen Nihon Kendo Renmei (Fédération Japonaise de Kendo).

En 1967, Tokutaro Kimura, Président de la ZNKR déclarait à l’occasion du tournoi international de Tokyo :
« Nous désirons rassembler tous les pays du monde sur la base commune du kendo et concourir en rivalité amicale, contribuant ainsi à la paix mondiale et à la prospérité fondées sur le Budo Seishin (l’esprit du Budo). »

La ZNKR pensa à créer une nouvelle forme de IAÏ, simple et facile à apprendre pour les Kendoka en vue d’apprendre la manipulation du sabre et acquérir le TE-NO-UCHI (travail du poignée).
SETE IAI naissait.