Battodo, ou la voie de la coupe. La vie des samouraïs dépendait essentiellement de leur sabre. Une bonne lame se devait d’être solide et tranchante à la fois et les forgerons qui jouaient leur réputation à chaque fabrication réalisaient des tests de coupe (taméshi meï) juste avant le stade final de polissage et d’affutage. A l’origine ces tests étaient effectués par les forgerons eux-mêmes ou des samouraïs à demande mais cela devint vite une spécialité familiale transmise de père en fils. Le taméshigiri devint une tradition séculaire tout comme bon nombre d’arts du budo japonais. Les interdits consécutifs de la Seconde Guerre mondiale amenèrent une réflexion pour la conservation de toutes les traditions et une tentative fut faite pour unifier les différentes écoles au sein d’une même fédération .

Le taméshigiri devint le batto jutsu puis a évolué vers le battodo. Plus riche et plus complet que le simple taméshigiri intégrant également une sorte d’ergonomie des coupes visant à rechercher le maximum d’efficacité avec le minimum de risque de malmener la lame du katana. Le battodo actuel s’inscrit dans la continuité de toutes les autres disciplines martiales avec un même découpage en grade et une progression par série de katas.

L’école que j’aborde au sein de notre club se nomme TENSHIN RUY BATTODO . École que je ai suivi, en tant qu’élève, auprès de sensei Jean Pierre Réniez, actuel responsable national et international du développement de cette école et élève direct de Kato shinji Senseï. (fondateur historique du battodo). L’étude commence par l’apprentissage des trajectoires de coupe, puis par des Kihon familiarisant au travail des coupes avec déplacement puis des katas. Je vous renvoie vers l’ouvrage de grand intérêt historique et technique sur le battodo écrit par mon maitre Jean Pierre Réniez dans ce domaine, « Le BATTODO ou la voie authentique du sabre japonais» dans la collection SHOBUKAN »